Listes de dot par ethnie
Une même grammaire — frapper à la porte, présenter, fiancer, doter, honorer les parents, célébrer — déclinée selon chaque tradition. Exemples indicatifs à confirmer avec les familles.
Peuple côtier de l'estuaire et du bas-Ogooué, les Myènè ont une cérémonie en de très nombreuses étapes nommées, rythmée par les boissons « fines » (whisky, rhum, martini), les pagnes et l'art oratoire. La liste ci-dessous, en parler Nkomi, détaille chaque étape de l'art de demander la main.
Premier groupe du nord forestier, les Fang articulent la dot (le « nsoa ») autour de la parole, des malles de la mariée, des pagnes et de l'enveloppe remise à l'oncle et au père. La négociation, menée par les porte-parole, est un grand moment d'art oratoire.
Peuple des plateaux Batéké de l'est, les Téké donnent une grande place à la lignée maternelle et aux symboles d'ancrage (sel, pagnes, parfois l'enclume partagée avec les voisins du sud-est). C'est l'aire du mariage de Rhudye & Sidney, dont les tables portent les noms des villages Téké.
Chez les Obamba, l'enclume (forgée par un initié) est le clou de la dot : on ne la pose pas, on la laisse tomber — le bruit sourd est la signature des aïeux qui scellent le mariage. Sans enclume demandée, pas de mariage : elle ne peut être remplacée par une amende.
Grand peuple du sud, les Punu sont célèbres pour le masque blanc « mukudj » (esprit féminin idéalisé) et un mariage très codifié, où le sel, le sucre, les pagnes et la chèvre côtoient l'enveloppe de l'oncle maternel. La beauté de la parole y est reine.
Proches des Punu par la langue et les rites, les Eschira/Gisir bâtissent la dot autour du sel, des pagnes, de la chèvre et de l'enveloppe à l'oncle maternel, avec une cérémonie où la parente maternelle a un rôle décisif.
Chez les Nzébi, le mariage scelle une alliance entre lignages ; comme chez les Obamba, l'enclume et le poids tiennent une place rituelle (chez certains Nzébi du Haut-Ogooué, c'est le père de la mariée qui pose les pieds sur l'enclume pour « asseoir » le mariage).
Peuple forestier du nord-est, célèbre pour ses reliquaires recouverts de cuivre et de laiton (« mbulu-ngulu »), les Kota mènent un mariage où le cuivre, les pagnes, la chèvre et l'enveloppe de l'oncle maternel marquent l'alliance entre lignages.